Soleil de printemps aux parfums d’espoir,

lumière exquise de pureté et de tendresse,

dont chaque caresse annonce pour bientôt

l’envol vers l’infini de ces oiseaux de couleur,

pétales envoûtés du magicien des arbres-fleurs.

 

 

 

 

 

Soleil d’été aux accents de bonheur,

lumière épanouie de puissance et de profondeur,

dont chaque palpitation répond en écho

au chef d’orchestre des tons

que la beauté est bien de ce monde,

mise en musique par les arabesques de ses pinceaux.

 

 

 

 

Soleil d’automne au goût de trop peu,

lumière envoûtante de crépuscules enflammés,

dont chaque embrasement transcende,

pour qu’on ne puisse jamais les oublier,

les rêves que Jean Dupont y a déposés,

cadeaux du maître de peinture

à nos âmes assoiffées d’ailleurs,

guettant au cœur de chaque tableau

les secrets d’un monde plus humain.

 

 

 

 

 

Soleil d’hiver aux reflets de neige,

image glacée d’une autre saison,

dont on craint à chaque coup de bise qu’il ne s’éteigne

et nous laisse dans la nuit, mais dont la lumière fiance,

dans un frisson, la neige à la lune, marie le jour à la nuit

et murmure à ce monde gelé qu’il puise aux sources de l’infini

la puissance qui le fera renaître plus fort.

 

 

 

Soleil des quatre saisons, amour des hommes plus que de raison. »

 

                                                          Par Charles-Henri Geuzaine